47, route de Mon - Idée
CH - 1226 Thônex
T.+41(0)22 / 348 28 87
N. +41(0)79 323 58 75

Comité de Coordination
Culturel Chênois

DU 23 AU 25 MAI 2008

Au Point favre à Chêne-Bourg / Genève

 

 

Accueil

Présentation

Concept

Programmation
Maciré Sylla
La halle
Afriqu'ateliers
Conférence
Expositions
Prélocation
Presse
Liens
Accès

Maciré Sylla

AFRO POP / SAMEDI 24 MAI 21H30

Conjugaison inouïe de la melopée mandingue et du groove des nouvelles générations, alliance étonnante du tempo funky avec les volutes jazzy de la flûte et les appels lancinants de la chanson sahélienne, la musique de l’artiste guinéenne Maciré Sylla est une explosion de joie, une tempête d’émotions.
Nostalgies sahéliennes, cuivres trépidants, senteurs jamaïcaines, pulsions nerveuses à la façon urbaine, le répertoire de cette jeune femme belle et charismatique intègre l’héritage mélodique des cantatrices africaines avec les trouvailles rythmiques de la sono mondiale.
Dans les textes de ses ballades remplies de poésie, se mêlent l’hommage à l’artiste disparu, la leçon de morale et la complainte amoureuse, dans un univers vibrant d’un expressionnisme vif en contagieux.Maciré Sylla a beaucoup voyagé et tourné dans trois continents. Les expériences partagées avec des musiciens aux origines diverses se reflètent dans ses compositions originales, à la croisée des chemins de l’Afrique en mutation de de l’Occident en quête de nouvelles sources d’inspiration.
Cette bête de scène doublée d’une vocaliste hors pair est également un chef d’orchestre redoutable: ses envolées imparables mènent à la symphonie des instruments (guitares, soufflants, piano et percussions) et la danse d’un public déchaîné, qui entoure ses shows sulfureux d’un cadre festif et jubilatoire.
Synthèse éblouissante des prouesses chorégraphiques des grands ballets d’Afrique Noire et des joutes dansantes de la jeunesse métropolitaine, ses concerts sont un spectacle à ne pas manquer.

Voir un vidéo clip (Quick Time 128 kbps)

Voir diverses vidéos (Quick Time 128 kbps)

Une histoire...

Pour bien comprendre et mieux entendre Maciré Sylla, il faut revenir en arrière. Cette voix-là a suivi des voies divergentes pour se créer la sienne, originale, chaude et sensuelle. Certes on ne peut manquer d’évoquer la tradition, longtemps principalement incarnée par les griots en Afrique de l’Ouest, qui a bercé l’enfance de cette chanteuse née en 1970 à Conakry. Pourtant, la jeune fille aux origines soussou n’est pas née dans cette caste qui se doit de chanter depuis des siècles les louanges du noble et les histoires du quotidien. Bien au contraire. Elle en tire même une certaine fierté, comme nombre de ses consœurs apparues sur les scènes locales puis internationales depuis la fin des années 1980. Sa mère était elle-même artiste, et c’est sans doute pourquoi la petite fille sera élevée par sa grand-mère dans un tout petit village de Tayiré. De quoi lui Fournir une solide assise rurale, ancrée dans le réel.

C’est ainsi que son enfance va se rythmer en fonction des récoltes et des fêtes qui les accompagnent. A dix ans, la Guinéenne rejoint sa mère à la capitale. Là, elle découvre le ballet Soleil d’Afrique et se découvre une vocation : elle fera profession de la musique et de la danse. C’est l’époque où l’omnipotent Président Sékou Touré promeut jusqu’à l’excès l’idée que tout Guinéen se doit d’être potentiellement un artiste, et ce pour faire rayonner la culture de ce petit pays au-delà de ses frontières. Les fameux Ambassadeurs, les redoutables Amazones de Guinée ou le tout puissant Bembeya Jazz en seront les fers de lance, les guides spirituels pour les futures générations biberonnées dans l’après-décolonisation de la sous-région d’obédience mandingue. Maciré Sylla n’est donc pas la seule dans la place et la compétition est des plus coriace. Pourtant, elle s’impose comme le rôle principal du ballet Soleil d’Afrique tout en commençant à chanter la nuit pour gagner sa vie, mais aussi lors des cérémonies traditionnelles telles que les mariages et baptêmes.

Qui continue ...

En 1989, Maciré Sylla se fait remarquer par Bruno Camara, fondateur d’Africa Djolé, ensemble de percussions d’Afrique de l’Ouest qui tourne en Europe. Elle intègre vite Fatala, groupe basé aux Pays-Bas qui effectue des tournées mondiales. C’est le début d’une carrière ponctuée de rencontres, dont la principale reste celle de Cédric Asséo (1), compositeur suisse et futur mari avec lequel elle initie en 1994 Djembé-Faré. Texto « la danse du tambour », qui en dit long sur leurs intentions.En 1997, leur premier disque, “Mariama”, est bien mieux qu’un simple coup d’essai. C’est un véritable succès dans toute l’Afrique de l’Ouest.

A la clef, 200 000 exemplaires écoulés en trois mois !) et l’année d’après Maciré est couronnée du titre convoité de meilleure chanteuse de Guinée. Suivi de “Maya Irafama”, en 2000, puis de “Sarefi” en 2004. Et désormais “Massa”, qui s’inscrit dans le sillon d’une Afrique urbaine mais encore et toujours connectée à ses fondamentaux.

(1)Cédric Asséo est musicien et compositeur du groupe Maciré Sylla. Après avoir suivi une formation classique et jazz en Suisse et au Brésil, où il a vécu près de huit ans, il met le cap sur l'Afrique occidentale (Guinée, Mali, Burkina-Faso) . C'est en Guinée Conakry que Cédric Asséo va se rendre en priorité puisqu'en 1992 il y séjourne pendant plus de huit mois. Il va approcher les plus grands percussionnistes des ballets nationaux (Fadouba Oularé, Gbanworo Keïta, Mamady Keïta, Famoudou Konaté). C'est à cette occasion qu'il rencontre le flûtiste Mamady Mansaré (Ballets africains) qui le conduit alors aux racines de la musique mandingue, racines qui vont orienter et constituer les fondations d'une nouvelle musique aux couleurs nuancées et métisses.

 

Festival Musiques Métisses : Tél. + 41(0)22 348 28 87

info@musiquesmetisses.ch